ex: "son mary" au lieu de "son mari"
ex: "demye" au lieu de "demie"
ex: "que j'aye parlé" pour "que j'aie parlé"
ex: "voiant" pour "voyant"
ex: "povoir" au lieu de "pouvoir"
ex: "evesque" au lieu de évêque, "tost" pour "tôt"
ex. "mariz" pour "maris"
ex. "se doubter" au lieu de "se douter", du lat. dubitare (where
do you
think our "to doubt" came from?)
"debvoir" pour "devoir," du lat.
debere
"lict" pour "lit" (bed), du lat. lectum
"poinct"
au
lieu de "point," from lat. punctum
"nuict" au lieu de "nuit"
(lat.
noctem)
"faict" au lieu de "fait," du lat. factum.
"je sçay" au lieu de "je sais," par faux rapprochement avec le latin scire.
les conjugaisons des verbes diffèrent en moyen français, mais vous pouvez les reconnaître quand même avec un peu de pratique!
ex: "elle aimoit si fort" au lieu de "elle aimait si fort"
"il dist" pour "il dit"
ex. Nouvelle 10: "Si j'eusse eu autre moyen de me defendre de vous que par la voix, elle n'eust jamais esté oye ..."
ex. Nouvelle 2, "Et telle s'estime femme de bien, qui n'a pas encore sceu comme ceste cy resister jusque au sang. Parquoy se fault humillier ..." = "C'est pourquoi il faut s'humilier
NB: notez que le prononom se, complément de l'infinitif humillier, se met devant "fault"; c'est l'usage au XVIe siècle.
ex. nouvelle 10 "elle eust esté trop plus que longue"= "elle [cette nouvelle] aurait été beaucoup plus longue.
dans la première nouvelle, "voiant sa dicte femme" pour "sa dicte femme voyant"
ex. Rabelais, Pantagruel: "Le moyne avec son baston de croix luy
donna entre col et collet sus l'os acromion si rudement qu'il l'estonna
et feit perdre tout sens et mouvement."
ex. Heptaméron, Nouvelle 10: "là où il estoit
estimé le mieux parlant qui fust en Espaigne, devint muet devant
Floride, dont elle [Avanturade] fust fort estonnée" (=stunned)
ex. "honneste"="convenable, agréable (à cause d'associations avec la noblesse)
Pour en savoir plus:
Georges Gougenheim, Grammaire de la langue française du 16e siècle (Paris: Picard, 1974). [PC 2079 G6 1973]